Coulibaly

Génération cellulaire, génération…

« Vos clilili cri ne vous arrangent pas du tout » : marmonna grand-mère lorsque mon téléphone sonna pendant qu’elle me faisait sa litanie sur ma vie de célibat qui, pour elle, je refuse d’enterrer. Avec un air serein je répliquai en lui disant : « jalouse-là, tais-toi ! Tu es fanée aucun gars ne voudra même pas te regarder, pire t’appeler ! Peut être, dans tes rêves ». Elle continua de plus belle, Tu n’es pas une commerçante ni une femme d’affaire et en moins de 15 minutes ton portable a sonné quatre (4) fois. Quelle vie ! Quelle Génération ! Ce petit truc perturbateur vous mène par le bout du nez !

 Conflit de génération ou nostalgie du passé ? Grand-mère met le doigt sur le phénomène du cellulaire qui au delà de ses biens faits donne de l’ampleur à certains maux de la société : l’utilisation qu’on en fait doit nous interpeller. On me dira, nous sommes à l’ère du libertinage pardon, je voulais dire liberté, où le vice se greffe à des libertés de sorte qu’on puisse facilement dédouaner ce qui ne passerait pas à la frontière de l’infranchissable. De « la morale agonisante » comme le disait le Professeur Laurent Bado, on assiste à son enterrement au Burkina Faso, grâce au coup de pouce du cellulaire : il est plus facile de mentir, de tromper, d’injurier, de proférer des menaces au téléphone portable sous l’anonymat; d’attaquer les autobus sur les routes et pire de transférer des ébats sexuels, sur le net, tournés par la camera du portable : en témoigne l’épisode des lycéens de la ville de Ouagadougou qui publiaient des vidéos de leurs aventures sexuelles sur le net pour se venger les uns des autres en 2008. Quant aux adultes le schéma n’est pas aussi fameux que chez leurs enfants.

Téléphone portable ou baromètre d’infidélité

Nous sommes dans un Organisme Non Gouvernemental dont je tairais la dénomination. Une dame dont l’époux est agent du dit organisme débarque! C’est le scandale ! Son époux recevrait des coups de fil à des heures tardives et des SMS de la part d’une autre employée de la même boîte dont le conjoint y travaillerait aussi. Au vu du scandale produit, on se passerait du contenu des sms et de l’objet des appels. Son époux entretenait des relations amoureuses avec cette dernière qui n’arrivait plus à se contenir, elle voulait revivre certaines scènes via ces sms et ces appels nocturnes.

Par ailleurs, Mary n’est pas épicière pourtant  » ces affaires marchent comme une pharmacie », dit elle. Elle reçoit fréquemment de la clientèle grâce aux 3 téléphones portables qu’elle possède. Elle est abonnée aux trois (3) Réseaux : Telmob, Airtel, Telecel afin que tous ces clients puissent la joindre sans ambigüité. Pour elle, sans cet outil(le cellulaire) elle n’aurait pas autant de succès parce qu’on la contacte facilement en notant son numéro qu’elle s’est fait tatouer à la hanche juste au dessus des fesses. Avec un patalon taille basse, assise sur sa moto le numéro de téléphone est public. Aux interessés de ralentir et de noter.

Trop d’inconfort, trop de pratiques malsaines ont conduit les trois (3) opérateurs de téléphonies à procéder à l’identification de tous leurs abonnés depuis quelques mois. Sans pièce d’identité, il n’est plus possible de se procurer une puce de téléphone portable au Burkina Faso.

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Bénin : Un musée historique ressuscite les rois les plus célèbres du Danhomè

 Ville située à une centaine de kilomètre de la côte maritime de la République du Bénin, Abomey constitue aujourd’hui le témoin matériel d’une civilisation bien organisée  qui a su nous épargner de  l’oralité de l’histoire africaine. Ici tout est concret : la présence des palais disséminés un peu partout dans la ville ; objets et photographies rendant compte de la structure et du vécu du royaume. Au delà des cours d’histoire dispensés, le musée historique donne plus de détails sur les rois les plus célèbres dans un cadre touristique où rien n’est laissé au hasard.

Une des Entrées du Palais du Roi Glèlè

 D’une épaisseur et d’une hauteur impressionnante, la clôture du musée historique d’Abomey laisse entrevoir  le chef-d’œuvre qui se trouve à l’intérieur. Chef d’œuvre symbolisant la royauté, la conquête, la traite des esclaves et aussi et surtout la résistance à la colonisation française.   Constitué des palais les plus entretenus de nos jours, celui des Rois   Guézo   et Glèlè , respectivement grand père et père du célèbre résistant Gbéhenzin.

Crée en 1943  par l’administration coloniale française, le musée historique d’Abomey représente le site des  44 hectares occupé par les palais inscrits sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 1985.

 Le présent article n’est pas une action visant à promouvoir le musée historique d’Abomey, c’est plutôt un coup de cœur à faire savoir. Et  par ailleurs une invite à  aller s’imprégner à la source de ce qui a été et de ce qui reste de cette civilisation pour une autre façon de concevoir et de voir.

Nous(quelques amis du Bénin et moi) sommes à l'entrée du Palais

Rue Machande du Palais./vous avez des étoffes faites de symboles des différents Rois

C’est une visite guidée à faire tant que possible. L’impressionnant guide qui sait bien faire son boulot nous a fait comprendre que la tradition se perpétue toujours à travers des rituels et des cultes, excepté le sacrifice humain, car à Abomey «  le Roi ne meurt Jamais, il dort» c’est pourquoi sa tombe et les autels sont minutieusement conservés pour le repos de son âme et pour la survie de sa descendance étant donné que « l’homme ne vivra pas uniquement de pain.. ».

Une visite virtuelle sur le site du  Musée Historique D’abomey vous est recommandée car la photographie est interdite à l’intérieur du musée : https://www.epa-prema.net/abomey/rois.htm


La découverte des Zémidjans ou taxi à 2 roues

 
Arrivée de l'autobus STMB à Cinkansé/ les Zems conduisent les passagers à la douane.

Dès Cinkansé, ville frontalière délimitant le Burkina et le Togo, un trafic de moto est remarquable. On découvre un moyen de transport en commun nouveau : Les Zémidjan ou Zem.

A l’affût de l’arrivage des autobus transportant les passagers venant des deux  (2) pays respectifs. Des Zems font la navette entre les deux frontières aidant les passagers à  passer la barrière douanière. Cela, moyennant 200Fcfa.Tout au long des villes,  villages béninois et togolais ces taxis motos remplaceraient les taxis auto car ils trônent sur le secteur des transports publics.

En Fon,  langue parlée au sud du Bénin, capital des Zem,  « Zémidjan » veut dire littéralement « emmènes-moi vite ou prends moi brusquement ».

En effet, le Zem est  un moyen de transport bien approprié aux types de routes que nous avons.

Non seulement cela, mais aussi parce que c’est un moyen de transport très accessible et peu coûteux.

Avec un Zem, point besoin d’attendre pendant de longues heures pour  pouvoir se rendre à  la destination prévue.  Ils sont partout et à tout moment.

Ils sont  stationnés au bord de presque toutes les voies. On peut aussi les accoster dès qu’on est sur une voie ou une piste.

                         Les Zem à Cotonou et à Lomé

 Cotonou donne l’impression d’une ville où tout va de manière« speed ». Sous une couche de nuage jaunâtre  exhalant l’odeur d’essence laissée par les 80 000 Zems. Ils  parcourent la ville toute la journée durant, à la demande de la clientèle. Cette image laisse deviner l’importance de l’activité des Motos dans la vie quotidienne des habitants de la capitale.

Cependant, les Zems sont tenues pour responsables de la pollution de Cotonou, car ils utilisent l’essence de la contrebande communément appelée « Kpayo ». Cette essence coûte  15% à 30% moins cher que le carburant à la pompe, me confia un Zem de Bohicon(ville située à une vingtaine de kilomètre d’Abomey).

On distingue un Zem du commun des citoyens par sa tenue de travail. Il est soit en chemise Verte ou jaune contrairement à leurs collègues taxieurs automobiles qui se remarquent plutôt par  la couleur de leur taxi.

A Lomé, les Zemidjans sont communément appelés« Oleya » qui veut dire en langue Mina « on y va ».Mais l’appellation  Zemdjan  semble avoir pris le déçu.

Contrairement à Cotonou, les Zem ont moins d’impact sur l’environnement. Car je n’ai pas vu le « Kpayo » en vente à Lomé, en plus, ils font moins de vitesse.

A Cotonou les Zémidjans sont très appréciés par la population, car ils pallient le déficit de moyens de transports publics.

Au Faso, chacun a son char (moto). Je comprends que le Zem ne puisse pas avoir autant de succès si toutefois, il nous venait  à l’esprit d’en mettre en circulation. Cependant, il faut reconnaître, qu’il est agréable de se laisser conduire par un Zem de Cotonou,  de sentir l’adrénaline monter, et de ne payer que 500Fcfa  à 700Fcfa pour toutes les courses de la journée.


Décès de la Chanteuse Djata : une perte pour la Musique burkinabè

L’une des plus belles voix de la musique  burkinabè s’est éteinte à jamais. Djata Ilebou n’est plus.Elle nous a quitté le mercredi 21 Novembre dernier  aux alentours de 1h 30 du matin.Après quelques jours dans le coma  à l’hôpital Yalgado, Djata succomba aux blessures d’un accident de la route survenu sur l’axe Ziniaré-Ouagadougou.  Elle et  ses consoeurs artistes revenaient d’un concert qui a lieu  à Zinaré.

De son vrai nom Badjata Mélissa Ilebou. Son prénom « Badjata » signifiant« on parlera de toi demain ».  

En effet Djata a fait parler d’elle au Burkina et hors du pays.

Artiste hors du commun,  Djata est une chanteuse qui a mis à profit ses talents de danseuse au service des Chorégraphes tel que Irène Tassembedo et Salia ni seydou. .. Elle a pu mettre sur le marché  du disque Burkinabè un album plus quelques singles. Djata défendait la cause des enfants défavorisés et des orphelins  à travers ses chansons .C’est ainsi qu’elle soutenait les actions de l’Association Solidarité Enfants Défavorisés.

Née le 27 juin 1976 à Kampala dans la province du Nahouri (Burkina Faso), sa valeur artistique n’a rien d’étonnant. Djata est  Issue d’une famille d’artistes musiciens, elle apprend très tôt le chant et la danse où elle excellait

Son père la forgeait à chanter et à danser avec lui et maman.

Celle qui se faisait affectueusement appelée « Vieille Mère » est partie à la fleur de l’âge. Nous n’auront plus droit à ses prestations très entraînantes et parfois déroutantes.

Et c’est tout le Burkina qui la pleure. Djata a rejoint sa dernière demeure  au cimetière de Taab Tenga ce jour 22 Octobre 2010 à 15h avec tous les hommages qui lui sont dus.

Djata Ilebou \ »Betaro\ »

Clip a voir et à revoir absolument.


« Les démarcheurs » : les agents immobiliers de Ouagadougou

Actuellement, le business du logement est un secteur porteur à Ouagadougou. Car, la population grossie et la ville s’étant de plus en plus.

Pour louer une maison ou un appartement, un intermédiaire intervient entre le propriétaire de la maison et la personne qui désire avoir un logement. Ce qui n’était pas ainsi, jadis.  Sans eux, il est difficile de se trouver un logement dans la capitale.

On les appelle « démarcheurs ». Ils ont pour tâche de proposer des logements aux clients qui en font la demande.

Jeunes gens très dynamiques, connaissant bien les quartiers où ils opèrent. Les démarcheurs travaillent en réseau. Ce qui fait que,  lorsqu’un client du secteur 28 voudrait un logement au secteur 30 et qu’il s’adresse à son démarcheur du quartier. Celui-ci n’ayant pas de maison disponible contacte son collègue du secteur 30 qui en trouve pour le client de ce dernier. Ainsi, une fois que le client loue la maison, ils se partagent la commission.

Bureau d'un démarcheur

Pour contacter un démarcheur c’est très facile. Pas besoin de chercher son contact dans l’annuaire téléphonique.

Il vous suffit de prêter attention au passage sur la plupart des avenues de Ouagadougou. Vous les apercevrez à l’angle d’un mûr de clôture longeant le bitume, soit à proximité d’une zone où il y a de l’affluence.

Les démarcheurs sont bien organisés. Ils pratiquent un tarif unique pour le service qu’ils rendent.

Quel que soit le « démarcheur » que vous contactez vous devez payer 2000 Fcfa afin d’être conduit dans trois (3) « célibatérium »  (système de concession avec plusieurs maisonnettes) ou une cours. C’est selon.  Lorsque vous trouvez la cours qui vous convient le mieux, le démarcheur perçoit du client,  les 25% du montant constituant le prix du loyer mensuel de la maison.

Par ailleurs,  avec la vulgarisation de la connexion Internet au Burkina Faso, certains démarcheurs font des annonces sur des sites tels que www.ouaga-ca-bouge.net, www.burkinafacile.com

C’est ainsi que des centaines de jeunes « ouagalais » s’auto-emploi et arrive à se sortir du cercle vicieux du chômage et du dénuement.


Disparition du Président Isidore Thomas Sankara 23ans déjà

Tombe Du Président Thomas Sankara

15 Octobre 1987- 15 Octobre 2010, cela fait 23ans jour pour jour que le Président Isidore Thomas Sankara nous a quitté.

De sa tombe, en ce jour anniversaire de sa disparition, celui qui a fait la fierté du Burkina et de l’Afrique entière, reçoit l’hommage de tout un peuple saluant son audace et sa détermination à voir le peuple africain libre de toute domination extérieure.

Cimetière de Dagnouin, Cimetière situé au cœur de la ville de Ouagadougou, à quelques 5 à 6kilomètres du Conseil de l’Entente[1].

Il est 8h10 TU, une dizaine de tombes rénovées, celles du  Président Isidore Thomas Sankara et de ses 13 compagnons d’armes tombés sous les coups de feu du coup d’état du 15 Octobre 1987. Des tombes caractérisées par la blancheur, se laissent facilement remarquer au milieu des herbes poussées pendant la saison pluvieuse qui s’achève. Une, toute particulière, peinte aux couleurs nationales : bande rouge, verte frappées d’une étoile dorée au centre. Une gerbe de fleurs posée au milieu resplendie parmi  ces tombes annonçant ainsi les prémices de la commémoration. Celle-là, c’est la tombe du Capitaine Thomas Sankara. C’est autour d’elle que quelques jeunes gens sont venus se remémorer son  parcours  dans un esprit de recueillement.

Les tombes de Thomas Sankara et de ses compagnons d'armes

Idrissa Drabo, étudiant en 1ere année à la faculté de droit de l'université de Ouagadougou

Recueillement émaillé de discussions sur les mérites, les exploits de cet illustre homme. C’est une jeunesse qui, apparemment, a soif de repères, commentant ce que le président Sankara a pu accomplir en 4années de pouvoir.

Idrissa Drabo, 24 ans étudiant en 1ere année à la faculté de  droit  del’université de Ouagadougou a choisi de venir consacrer quelques minutes de silence à ce président qu’il n’a pas connu mais qui l’a marqué et dont il regrette tant la disparition prématurée. Il affirme qu’il a été touché par son sens du sacrifice pour la liberté des  peuples  africains.

La 23e commémoration de la disparition du Président Isidore Thomas Sankara commence à 15h TU avec une marche qui part  des 1200logements et qui s’achève devant sa tombe dans le recueillement. D’autres activités pour lui rendre hommage sont prévues au cours de toute cette journée.


[1]Conseil de l’Entente: camp militaire où le Président Sankara et ses camarades ont trouvé la mort.

4Août 1983: Isidore Thomas Sankara devient le Président du Burkina Faso.


Vacances scolaires : Vendre des mouchoirs papiers jetables pour pouvoir aller à l’école

Fousseini dans un Maquis

Comme on le dit souvent : « Au Faso, il y a les uns, les autres et les et cetera. »
Pendant que certains écoliers profitent de leurs vacances scolaires en se faisant offrir un voyage en colonies de vacances. D’autres se font inscrire à des cours de musique, danse. Pour la grande majorité des écoliers de la capitale, l’heure est à l’action. Car, la rentrée scolaire se prépare dès maintenant.

Ils ont entre 7 à 14ans, Ils sont tous de jeunes garçons. Ils sillonnent les débits de boisson de Ouagadougou communément appelés « maquis ». Ils proposent aux clients assis autour des tables des « maquis », où la musique est presque assourdissante, de petits paquets de mouchoirs papiers jetables appelés lotus quand bien même c’est une autre marque. On les rencontre aussi dans les grandes artères de ouaga, devant les parkings de moto, au niveau des services et des petits marchés appelés « Yaar ». On pourrait dire qu’on les rencontre partout où il y a de l’affluence.

Difficile de refuser un paquet de mouchoirs jetables qu’un enfant te tend, presque de force, pendant que tu as 100Fcfa en poche, dans le porte-monnaie. Encore plus difficile, quand de grosses goûtes de sueur coulent de ton visage et de ton corps.
Mieux devant une bouteille de bière fraîche et un plat de poulet « bicyclette », il faut un paquet de mouchoirs jetables.

C’est ainsi que, de maquis en maquis Fousseini Ouédraogo, 11 ans, élève en classe de 1ère année d’étude au collège, se fait un bénéfice de vente de 400 à 1000Fcfa/jours.
Son défi est d’économiser suffisamment d’argent pour son transport, son déjeuner de tous les jours d’école. Il doit également pouvoir s’acheter quelques fournitures scolaires pour prêter mains fortes à ses parents. Son père est un ouvrier saisonnier et sa mère vend des légumes au marché du secteur où ils habitent. Ils sont presque désœuvrés et vivent des maigres revenus qu’ils ont quotidiennement.
Fousseini est bon élève. Il a réussi à son Certificat d’Etude Primaire avec une bonne moyenne. Cela, lui a valu une place gratuite au Lycée Philippe Zinda Kaboré (lycée d’enseignement public). Le lycée se situe au centre ville et Fousseini aura à parcourir 20km par jour, pour s’y rendre et revenir à la maison.
C’est pourquoi, Fousseini a entrepris de vendre des mouchoirs jetables durant ces périodes de vacances afin de pourvoir s’adapter à sa nouvelle vie de collégien.
Pour mener son activité, Fousseini quitte le domicile parental à 7h du matin. Avec 400Fcfa en poche, il achète dans une alimentation, un emballage de six (06) paquets de mouchoirs jetables. Par emballage, Fousseini gagne 200Fcfa de bénéfice. Ainsi à la fin de sa journée qui est prévu pour 20h, il accumule entre 400 à 600Fcfa de bénéfice.
Très économe, Fousseini ne déjeune pratiquement pas. Un sachet d’eau à 25Fcfa et des cacahuètes achetées à 50Fcfa lui suffissent pour toute la journée.

Fousseini compte procéder ainsi tous les jours pendant les trois (3) mois de vacances.
Il espère obtenir une bourse d’étude et promet une année scolaire couronnée de succès.
Il ambitionne devenir comptable. Nous lui donnons rendez-vous dans six (6) ans pour l’obtention de son diplôme d’aide comptable.